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Quelques maladies

Cette page du site n'a pas été créée pour faire peur à tout futur propriétaire d'un Scottish Fold. Mais bien au contraire, à expliquer certaines maladies. Quand nous parlons de Fold, nous devons forcément évoquer l'ostéochondrodysplasie. Ainsi, j'ai écrit ces quelques lignes pour parler de ce mot qui peut faire peur.

 

Très certainement, le PKD aura été testé chez les parents de votre futur chaton. N'hésitez pas à en parler à l'éleveur pour avoir ces renseignements.

 

Pour l'ostéochondrodysplasie qu'on retrouve uniquement chez les Folds, l'éleveur vous présentera le parent Fold qui ne portera aucune anomalie grave de cette maladie et vous fera très certainement une démonstration de la "queue molle" et des non raideurs des pattes.

L'ostéochondrodysplasie

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L’ostéochondrodysplasie est une maladie touchant uniquement le chat de race Scottish Fold.

 

Les oreilles pliées du Scottish Fold qui sont leur particularité résultent d’une anomalie du cartilage due à une mutation appelée Fd.

 

Génétiquement, les chats Scottishs non Folds (donc Straight) sont donc de génotype fd/fd. Les Scottish Fold peuvent être Fd/fd (porteur de la non pliure et dit « hétérozygote ») ou Fd/Fd (porteur à 100% de la pliure et donc dits « homozygotes »).

 

D’après de nombreuses études génétiques, les scottishs folds homozygotes Fd (Fd/Fd) présentent, en plus des oreilles aplaties, des anomalies squelettiques avec des lésions visibles radiographiquement. De plus, il a été mis en évidence en 1999, que même les chats hétérozygotes (Fd/fd) peuvent développer de façon tardive et moins sévère des lésions osseuses.

 

Le syndrome osseux dont souffrent particulièrement les Scottishs Folds homozygotes Fd/Fd comprend un nombre variable d’irrégularités de taille et de forme pour ses os. Ces anomalies sont dues à un défaut de fonctionnement et de maturation du cartilage.

Radiographies de la queue

Queue normale

Queue avec anomalies

Radiographies du tarse

Cliniquement, on observe chez les Scottishs Folds atteints d’ostéochondrodysplasie :

- une réduction de la taille,

- des boiteries sévères,

- des difficultés pour sauter,

- des malformations aux extrémités des membres- et à la queue.

 

Pour les chats Scottishs Folds hétérozygotes Fd/fd, la réduction de la taille de la queue peut également être observée.

 

Des traitements, en particulier les anti-inflammatoires et les chondroprotecteurs n’entrainent pas une réversibilité des symptômes mais permettent de soulager les douleurs articulaires en protégeant le cartilage de la destruction, en participant à une meilleure mobilité de l’articulation et en relançant la synthèse de cartilage.

 

De ce fait, il en découle le conseil génétique : ne pas marier deux scottishs folds ensemble. Car ils présenteront à court ou moyen terme des anomalies pouvant les handicaper gravement.

Il est privilégié plutôt le mariage avec des chats non Scottishs (British Shorthair autorisé en France) : c’est ce qu’on appelle la méthode « outcrossing ».

Ou le mariage avec un Scottish Straight et un Scottish Fold : ce qu’on appelle la méthode « line breeding ».

 

La consanguinité est aussi déconseillée dans le cadre de l’ostéonchondrodysplasie.

 

Lors de l’acquisition de votre Scottish Fold, veillez à ce qu’il ait la queue longue et souple, les pattes mobiles. Le chat ne doit pas avoir de gêne lors de la manipulation.

Tarse normal

Tarse avec anomalies

Radiographies du carpe

Carpe normale

Carpe avec anomalies

L’ostéochondrodysplasie pourrait avoir des causes plurifactorielles ce qui conduit à préconiser à tous les propriétaires et éleveurs :

- Les Scottishs doivent être manipulés régulièrement afin de vérifier la souplesse de la queue et des articulations.- Eviter l’obésité qui peut être un facteur aggravant.

- Les Scottishs doivent pouvoir faire de l’exercice, les propriétaires et éleveurs s’assureront donc qu’ils ont l’espace et le matériel nécessaires pour jouer, grimper, courir…

- Les Scottishs doivent être nourries avec des produits parfaitement équilibrés.

 

 

 

 

 

 

 

Synthèse du texte de Marion Cuesta pour sa thèse école vétérinaire Maisons Alfort 2008

 

Source radiographies : Virginie Bernez pour sa thèse d’école vétérinaire Maisons Alfort 2003

LE PKD

 

La PKD , la polykystose rénale est une maladie héréditaire affectant les reins, qui induit la présence de kystes dès la naissance, en général sur les deux reins. Ces kystes sont des cavités remplies de fluide venant des tissus sains du rein. Chez les chatons, ces cavités sont le plus fréquemment de très petite taille (1 à 2 mm). Au fur et à mesure que l'animal vieillit, la taille de ces cavités augmente, pouvant même atteindre plus de 2 cm. Il peut y avoir de 20 à pas moins de 200 kystes sur un seul rein.

 

La PKD est également une pathologie rénale chez l'homme qui touche 5 millions de personnes dans le monde.

 

Les Persans constituent la race la plus touchée. Mais dans la mesure où cette race a contribué à travailler d’autres races de chats, le PKD se retrouve chez de nombreuses races comme le Scottish.

 

Le fait qu'un chat soit malade ou non à cause de sa PKD dépend de la taille et du nombre de kystes dans ses deux reins. Un chat présentera une insuffisance rénale (diminution de la fonction rénale) si les kystes occupent trop de place dans ses reins, au détriment des tissus sains. Quand il n'y a plus assez de tissus rénaux sains, les reins ne peuvent plus fonctionner normalement et le chat présentera des signes de la maladie. Les premiers symptômes apparaissent généralement entre 3 et 10 ans, mais, dans certains cas, leur apparition est plus précoce.

 

Au début, les symptômes sont peu discernables. Le chat boira et urinera plus que d'ordinaire, il pourra perdre de l'appétit et il aura le poil plus terne qu'auparavant. Si l'insuffisance rénale progresse, l'animal s'alimentera moins, perdra du poids, et, éventuellement, aura des nausées. Parfois, du sang est présent dans les urines et l'animal peut aussi avoir très mauvaise haleine. Une fois que l'insuffisance rénale s'est déclenchée, elle est incurable. Avec un traitement adapté, les animaux atteints peuvent néanmoins vivre longtemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est important de savoir que tous les chats atteints de PKD ne présenteront pas nécessairement une insuffisance rénale. Les animaux dont les kystes sont très peu nombreux ou très petits ne présenteront peut-être jamais de signes visibles de la PKD.

 

A ce jour, on ne dispose d'aucun moyen pour prévenir le développement d'une PKD ou pour empêcher la croissance des kystes. A titre préventif, la seule option serait de retirer tout chat PKD positif des programmes d'élevage. Une alimentation spécifique pour chats ayant des problèmes rénaux constitue la majeure partie du traitement.

 

Un test PKD est réalisable à partir d'un prélèvement buccal ou sanguin. Ce test ADN ne fournira aucune information sur la taille ou le nombre des kystes mais est particulièrement utile pour les animaux très jeunes, car ils peuvent présenter des kystes si petits qu'une échographie ne permettra pas de les détecter. L'échographie reste un moyen rapide et commode de diagnostiquer une PKD chez les animaux adultes.

 

Le mode de transmission de la PKD est issu des parents :

- Un parent PKD négatif + un parent porteur de PKD : les chatons ont 50% de risque d'hériter de la PKD.

- Les deux parents porteurs de PKD : les chatons ont 75% de risque d'hériter de la PKD.

- Les deux parents sont PKD négatifs : tous les chatons sont PKD négatifs.

Un chaton PKD négatif ne transmettra pas la PKD à sa descendance.

 

Il est donc préférable pour les éleveurs ou particuliers désirant faire une portée de tester leurs chats pour la PKD. A l'issue du test, le propriétaire reçoit un certificat avec le nom du chat et son numéro d'enregistrement. Et pour les chats qui reproduisent beaucoup, notamment les mâles, devraient être testés à nouveau à l'âge de 2 ans.

 

D’autres informations sur le site : http://pawpeds.com/pawacademy/health/pkd/index_fr.html

 

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